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[CLIP ZOUK] CARIMI - KI JAN KE FE - 2016 (LE CLIP OFFICIEL)



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Découvre le nouveau clip de Carimi avec le titre "Ki Jan Ke Fe" sur LEBLOGDUZOUK.FR




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Ki jan ké fé est le deuxième extrait de l'album "Passion Saint Eloi" interprété par Carimi.

Sortie de l'album le 28 octobre dans les bacs et sur toutes les plateformes de téléchargement !

Hommage à Patrick Saint-Éloi

Parfois, le maître n’est ni un colosse ni un ogre. Parfois, le maître est doux, tendre, fragile. Parfois, il lui suffit de parler plus bas pour mieux se faire entendre, de se faire plus limpide pour être mieux vu, de s’effacer pour mieux durer…
La destinée de Patrick Saint-Éloi est celle d’un maître qui ne s’est pas imposé par la force mais par le cœur. Et si aujourd’hui, six ans après sa mort, on écoute et interprète toujours ses chansons, c’est précisément parce qu’il n’a pas imposé au monde un fracas, une éruption, un cyclone. Au contraire…
Patrick Saint-Éloi est le plus grand romantique de la culture antillaise et, aujourd’hui, il est impossible pour un artiste de ne pas se situer par rapport à lui – comme Carlos Gardel ou Frank Sinatra dans les genres qu’ils ont portés à leur sommet.
D’ailleurs, Patrick insistait souvent sur le fait qu’il n’était pas l’inventeur du zouk love, innovation de Jean-Philippe Marthély en 1985 avec Bel kréati. Mais c’est lui qui a porté le genre à son sommet avec d’immenses classiques qui constituent le répertoire majeur de la séduction en créole : Ballade kréyol, West Indies, H2O, Zié d’amour, Manman kréyol, Hello dous, Si sé oui, Ki jan ké fè
La vie de Patrick Saint-Éloi a basculé très tôt. À dix-sept ans, il prend l’avion pour Paris. Né le 20 octobre 1962 dans un faubourg populaire de Pointe-à-Pitre, il a découvert la musique en tripotant tous les instruments qui passent à sa portée. Très tôt, il n’imagine pas d’autre voie que la musique et la France est paradoxalement le meilleur endroit où tenter sa chance : il intègre le groupe Vénus One, qui anime de nombreuses soirées « domiennes » en métropole. Mais le bassiste du groupe, Georges Décimus, dispose d’un local de répétition où d’autres musiciens antillais de Paris essaient d’inventer quelque chose de neuf – son frère Pierre-Édouard Décimus, bassiste des Vikings de la Guadeloupe, et Jacob Desvarieux, guitariste guadeloupéen de studio élevé en France et au Sénégal. Ce sera l’invention du zouk et la naissance de Kassav'.
Patrick Saint-Éloi compte parmi les premiers à chanter dans Kassav’ et y restera vingt ans. C’est avec ce groupe qu’il atteindra une renommée immense dans le monde afro-antillais, loin au-delà de ses ambitions. À l’époque, le paysage musical antillais est un carrefour, entre musiques d’Europe et des trois Amériques et un patrimoine de musiques créoles déjà magnifique. Chez lui, l’empreinte majeure est latine, avec le boléro d’un Guillermo Portabales ou d’un Beny Moré, les élégances cuivrées des disques hispanophones de Nat King Cole, le charme infini de chanteurs de la Fania All Stars comme Ismael Miranda ou Cheo Feliciano... Plus ou moins consciemment, il fera la synthèse du romantisme populaire d’un Julio Iglesias et du sentimentalisme plus sophistiqué d’un Juan Luis Guerra.
Il devient une idole de la scène avec Kassav’. Pendant presque vingt ans, il est derrière le micro entre Jocelyne Béroard et Jean-Philippe « Pipo » Marthély. Timide et discret à la ville, Patrick Saint-Éloi est un extraordinaire ambianceur qui va aussi donner à Kassav’ des tubes imparables comme Chabon, Flash, Chiré, Son tambou la, Zouké, Palé palé ou Direksion.
Sa voix haut perchée, parfois proche du falsetto, lui permet d’oser des écarts que les voix plus conventionnelles ne peuvent se permettre. Et c’est ce qui explique aussi la singularité de ses compositions, d’une richesse mélodique et harmonique étourdissante, car Patrick Saint-Éloi est un virtuose qui aime tout à la fois : être un crooner et déchirer, exprimer le recueillement et la félicité, se laisser aller à la mélancolie comme à la jubilation…
C’est pourquoi les artistes antillais d’aujourd’hui sont si heureux de lui rendre hommage. Qu’ils soient presque de sa génération ou beaucoup plus jeunes, qu’ils soient zoukeurs orthodoxes ou aventuriers de la nouveauté, romantiques sucrés ou ambianceurs acides, tous reviennent à Patrick Saint-Éloi, immense auteur, immense compositeur et immense interprète qu’aucun ne cherche à imiter. Car c’est cela qui distingue les grands maîtres : on ne peut les copier mais on entend leur enseignement derrière la liberté de chacun.
Bertrand Dicale



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